L’importance de la protection du thon rouge

Les thons rouges sont des prédateurs à sang chaud dont l’espérance de vie peut atteindre 40 ans. Ils ont un corps fusiforme avec des yeux aplatis contre le corps pour réduire davantage la traînée pendant la nage. En tant qu’habitants pélagiques, ils sont des nageurs d’endurance exceptionnellement forts.

Mais les thons rouges font partie des animaux qui « font face à un risque d’extinction élevé dans un avenir proche », selon l’Union internationale pour la conservation de la nature ou UICN. La liste rouge de cet organisme inclut également les baleines, les éléphants d’Asie, les tigres d’Asie et les requins-baleines.

Le thon rouge contribue à l’équilibre de l’écosystème

Le thon rouge se reproduit généralement dans les régions côtières une fois par an. Les femelles deviennent sexuellement actives entre huit et douze ans et peuvent produire plus de dix millions d’œufs en une seule saison. La plupart de ces œufs ne survivront pas assez longtemps pour se reproduire et la combinaison de ces faits les rend très sensibles à la surpêche. En outre, plus les femelles sont grandes, plus elles produisent d’œufs, ce qui rend encore plus cruciale la conservation des grands spécimens. En tant que prédateurs, ils éliminent les populations de leurs proies, ce qui s’est révélé être un facteur important pour le maintien d’un équilibre écologique sain. Tout comme la réintroduction des oiseaux de proie dans la réserve naturelle d’Upper Rock (Gibraltar) a permis de contrôler le nombre de mouettes, ces poissons servent à protéger la diversité et les nombres en limitant la dominance de toute espèce en dessous de celle-ci dans la chaîne alimentaire. Malheureusement, la protection du thon rouge  ne fait pas le poids face aux retombées économiques de la surpêche.

Les dangers de la surpêche Le thon rouge est la plus grande espèce de thon avec les plus gros individus atteignant historiquement près de 700 kg. L’apparition de ces monstres est en diminution constante avec l’augmentation de la surpêche. Comme nous l’avons dit précédemment, ce sont aussi les éléments les plus importants pour la stabilité des populations et, avec leur déclin, une baisse du potentiel de reproduction. Cela rend la population de plus en plus sensible à la surpêche. D’autres animaux en voie de disparition continuent d’être pêchés ou chassés. En décembre dernier, le Japon a officiellement annoncé qu’il reprendrait la chasse commerciale des baleines en juillet. Le gouvernement a tout simplement claqué la porte à la Commission baleinière internationale (CBI). En Inde, les pouvoirs publics continuent de fermer les yeux sur les dangers de la chasse des tigres du Bengale.

Auteur de l’article : Nanabio

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